Glossaire

Dans ce glossaire, quelques concepts essentiels de l'univers du BIM seront évoqués succinctement. Certains aspects ne sont pas encore standardisés et il est donc possible que la définition de certains termes varie d’un pays à l’autre et d’un utilisateur à un autre. Cependant, les interprétations qui suivent sont généralement d’application dans le monde du BIM belge.

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3D

Dans le BIM, on travaille souvent en trois dimensions mais pas toujours. Avec un modèle 3D, on vise les trois dimensions géométriques du modèle. Cela n’empêche pas qu’il y ait encore de l’information complémentaire attachée aux éléments dans le modèle.


4D

Par rapport à un modèle 3D, on ajoute dans un modèle 4D un nouveau domaine aux trois dimensions géométriques : le temps. Les modèles 4D sont utilisés pour établir un planning précis et interactif lors de l’exécution.


5D

Un modèle 5D intègre aux trois dimensions géométriques et au planning une dimension complémentaire, à savoir les coûts. La 5D peut également être appliquée sans que la 4D ne le soit.


A

Un modèle ou dossier ‘as built’ est une représentation virtuelle du projet fidèle à la manière dont il est construit en réalité. Le plus souvent, on l’associe à un niveau de détail LOD500 mais ce n’est pas une exigence. Un modèle ‘as built’ contient la plupart du temps beaucoup d’informations qui peuvent être utiles comme base pour un modèle de gestion.


Un attribut ou propriété d’un objet BIM est un aspect spécifique de l’état de cet objet. Cela peut concerner l’information géométrique mais aussi des sources plus abstraites d’information. Des exemples en sont : longueur, largeur, hauteur, niveau, isolation acoustique, finition, réservations, équipements, qualité, surface brute, masse volumique, poids, code produit, fabricant, date de livraison, cycle d’entretien, etc.


L’Auteur d’Élément de Modèle ou AEM d’un objet déterminé est la personne ou l’entité qui est responsable de la mise au point de cet objet. L’AEM d’un objet peut changer durant le processus, selon les différents LOD’s attendus.


B
BCF

Le BIM Collaboration Format ou BCF est une norme ouverte qui favorise la communication et la collaboration lors du processus de construction. Le BCF supporte le texte et les images pouvant être annexés à un modèle. Cela sert surtout à communiquer sur certains problèmes sans devoir pour cela charger ou examiner tout le modèle.


Lorsqu’un bureau de conception ou une entreprise de construction veut utiliser son expertise BIM dans une collaboration avec des partenaires de construction, on parle de ‘Big BIM’. L’objectif du ‘Big BIM’ est de permettre à la collaboration de se dérouler de manière plus efficace en se basant sur la transparence et la volonté d’échanger l’information


BIM

Le ‘Building Information Modeling' ou BIM est le terme générique pour désigner l’utilisation de modèles tridimensionnels informés durant les phases de conception, d’exécution et d’exploitation d’un bâtiment.


C
CDE

Le ‘Common Data Environment’ est l’endroit unique utilisé pour enregistrer, extraire, gérer et archiver l’information des différents partenaires de la construction. C’est un type de plate-forme en ligne à laquelle tous les intervenants et, dans une certaine mesure, le maître d’ouvrage, ont accès pour consulter toutes sortes d’informations concernant le projet (graphiques, non-graphiques et documentaires). Le but d’un CDE est de faciliter la collaboration.


On parle aujourd’hui de moins en moins du ‘Closed BIM’ et c’est principalement l’’Open BIM’ qui est utilisé dans la pratique. Dans le ‘Closed BIM’, on collabore au sein d’un logiciel, ce qui fait que l’échange ne doit pas se faire par une conversion en IFC mais tout peut rester dans le même type de fichier.


Le ‘Construction Operations Building Information Exchange’ est un moyen de transmettre l’information dont les ‘facility managers’ ont besoin durant le cycle de vie d’un bâtiment. L’information contenue dans un fichier COBie peut également être trouvée dans un modèle IFC. Un modèle IFC contient néanmoins plus d’information ; un fichier COBie est un filtre sur l’IFC. Techniquement, le COBie est généralement enregistré comme classeur Excel en annexe du modèle IFC correspondant. Il peut toutefois prendre d’autres formes.


Un composant contient l’une des parties constituantes d’un objet ou d’un élément. Si un objet est par exemple un mur, alors les différentes couches qui composent ce mur sont des composants.


Le coordinateur BIM se situe plus près des modèles que le gestionnaire de processus BIM. C’est une personne ou une entité qui s’occupe de la coordination entre les différentes disciplines. 


D

Dans la littérature britannique, on parle souvent de ‘data drops’. Ce sont des moments définis à l’avance durant lesquels une grande quantité d’information est échangée entre le donneur d’ordre et l’exécutant. Ces ‘data drops’ se produisent à intervalles logiques, après avoir terminé l’une des phases du projet.


Une détection ou un contrôle des clashes est effectué pour comparer entre eux différents modèles ou modèles d’aspect. Par pression sur une touche, les différents problèmes potentiels sont répertoriés. Une détection des clashes entre deux modèles peut rapidement révéler des milliers de problèmes. La manière dont le modèle est contrôlé doit donc être correctement programmée et interprétée.


E
EIR

Les ‘Employer’s Information Requirements’ ou EIR désignent les objectifs et les exigences spécifiques du donneur d’ordre concernant la gestion de l’information par tous les partenaires durant le projet, y compris les sous-traitants. Les exigences peuvent être classées en trois groupes : technique, commercial et tout ce qui est lié à la gestion. La rédaction des EIR est généralement itérative et constitue l’un des éléments attachés au protocole BIM.


F

Par opposition à un standard ouvert, il se peut que seul le format natif (et souvent la version) dans lequel le fichier a été créé puisse être lu par le logiciel. Actuellement, on choisit toujours plus fréquemment d’échanger l’information via des standards ouverts, en raison de leur flexibilité et de l’uniformité.


G

Un responsable par discipline impliquée dans l’équipe de construction est désigné, le gestionnaire de discipline. Cette personne maintient la vue d’ensemble sur le modèle au sein de sa propre discipline et s’occupe de la communication vers les autres parties de l’équipe.


Cette personne ou entité maintient une vue d’ensemble sur le flux d’informations durant un projet et exécute aussi les contrôles qualité sur les modèles et les processus. 


H

Lorsque le projet est totalement terminé, la livraison ou encore le ‘handover’ (transfert) a lieu. Il s’agit évidemment de la remise finale de l’information et du projet physique de l’exécutant au donneur d’ordre. Le modèle digital d’information du bâtiment est à ce moment transformé sur demande en un ‘Asset Information Model’ (modèle d’information des biens) avec lequel la gestion des avoirs peut être effectuée par l’exploitant du bâtiment.


I
IFC

L’‘Industry Foundation Classes’ ou IFC est un standard ouvert ISO (l’ISO16739) couramment employé pour l’échange de modèles entre les applications logicielles. L’IFC est pour l’essentiel un modèle de données qui peut être enregistré depuis différents formats et qui est donc un modèle intermédiaire entre deux logiciels. Il faut apporter beaucoup de soin à l’exportation et l’importation de celui-ci pour perdre aussi peu d’information que possible. L’IFC est géré par BuildingSMART.


L

Lorsqu’un bureau de conception ou une entreprise de construction applique uniquement le BIM au sein de sa propre organisation, on parle de ‘Little BIM’. Le but du ‘Little BIM’ est principalement d’optimiser les processus internes.


LOD

Les ‘Levels of Development’ sont utilisés pour indiquer la mesure dans laquelle le développement d’un modèle 3D inclut déjà de l’information définitive et fiable. Généralement, un objet dans le modèle peut avoir un LOD100, 200, 300, 400 ou 500. Parfois, des niveaux complémentaires comme le LOD350 sont ajoutés. Plus le LOD est haut, plus le modèle contient d’information et plus celle-ci est fiable.



Les ‘Levels of Detail’ indiquent la quantité d’informations graphiques déjà présentes dans le modèle. Selon la région, ils peuvent également être désignés par l’abréviation ‘LOD’. En combinaison avec les ‘Levels of Information’, on parle de ‘Levels of Definition’ (voir Niveau de Définition).


LOI

Les ‘Levels of Information’ indiquent la quantité d’informations non-graphiques déjà présente dans le modèle. En combinaison avec les ‘Levels of Detail’, on parle de ‘Levels of Definition’ (voir Niveau de Définition).


M

Une masse ou une zone – la dénomination dépend du logiciel utilisé – est un volume simple dans un modèle BIM géométrique, avec certaines informations de base attachées. Souvent des cubes – ou des formes de barres (mais d’autres formes peuvent être acceptés) mettent en espace des volumes à partir du programme d’exigences et permettent à l’architecte de constituer rapidement et facilement un modèle d’étude volumique au début d’un projet.


N

Le Niveau de Definition est la combinaison entre le Niveau de Détail et le Niveau d’Information d’un modèle. Il indique grossièrement la quantité d’information graphique et non graphique qui est présente dans le modèle.


Le niveau BIM ou niveau de maturité auquel un projet est réalisé indique la mesure dans laquelle on a utilisé le BIM sur tout le processus et dans toute la chaîne de production. Au niveau 0, le BIM n’est pas du tout utilisé, au niveau 3, on parle de iBIM.


Un nuage de points est une collection finie de coordonnées cartésiennes en 3D. Celles-ci sont introduites dans un contexte BIM en faisant numériser un espace par scanner laser à partir de plusieurs endroits. Le résultat est un modèle 3D complet de l’espace scanné avec lequel on peut immédiatement commencer à travailler. Un nuage de points peut aussi être utilisé en dehors d’un contexte BIM.


O

Les objets ou les éléments d’un modèle BIM sont des blocs de construction virtuels avec lesquels on conçoit et on modélise. Presque tout dans un modèle peut être appelé objet : un mur, une colonne, une chaise, une lampe, une brique, …


Aujourd’hui, c’est le principal « type » de BIM et on parle encore à peine du ‘Closed BIM’. Avec l’’Open BIM’, les différents partenaires collaborent avec des modèles de référence qui sont échangés via un standard ouvert comme l’IFC. Chaque organisation travaille dans son propre logiciel mais convertit toujours ses modèles dans le standard ouvert pour échanger avec les autres organisations, quel que soit le logiciel qu’elles utilisent.


P

Un plan d’action ou d’exécution BIM est une liste de conventions et d’accords concernant des choses pratiques entre différentes parties du processus de construction. Dans un plan d’action BIM, on trouve entre autres quel logiciel est utilisé, quand les modèles sont échangés, quel niveau de détail doit être atteint, etc.


Le programme des exigences est, pour beaucoup d’appels d’offres et de projets de construction, la base du déroulement du processus. Avec le BIM, le programme des exigences est digitalisé et peut à tout moment être utilisé pour tester le modèle et voir s’il est conforme avec ce qui est demandé.


Un protocole BIM est un document administratif où les moyens de communication, les droits de propriété et d’utilisation, les exigences du processus, les responsabilités et les besoins en information sont décrits. Cela concerne seulement l’essence pure de la collaboration. Les implications pratiques et techniques seront plutôt décrites dans le plan d’action BIM.


Les définitions qui sont présentées ici sont en grande partie basées sur des glossaires BIM existants aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.
L'objectif n'est pas de les contredire. Au contraire, elle se correspondent parfois exactement.

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