Le BIM pour le client final

  •   14-06-2017
  • T.P

De nombreuses entreprises travaillent actuellement avec le BIM à l’esprit parce qu’elles voudraient, lors de la construction d’un projet, avoir un modèle coordonné qui soit réalisable. Cependant, nombre d’entre elles utilisent un logiciel bien précis. Comment les clients finaux vont-ils dès lors pouvoir utiliser les modèles générés par le logiciel en question ? Supposons que le client final veuille utiliser le modèle pour élaborer un plan de maintenance ou des plans de sécurité, quel logiciel va-t-il choisir ? Les plans sont peut-être dessinés en Archicad, les techniques dans Revit. Pour obtenir un modèle composé, il est possible d’utiliser IFC mais comment des modifications peuvent-elles encore être faites par la suite sans devoir acheter tous les logiciels utilisés ?

La réponse

Vous pouvez seulement modifier les fichiers dans le logiciel initial, celui avec lequel le fichier a été créé. En gros, les fichiers IFC ne peuvent PAS être modifiés, ils servent simplement de référence (avec toute l’info qui s’y trouve).

Il est cependant possible dans Revit et je suppose dans d’autres logiciels aussi, de convertir un fichier IFC (issu d’un autre logiciel comme Tekla par ex.) en un authentique fichier Revit. C’est possible, malgré la perte d’un grand nombre d’informations et la conversion qui ne se fait pas toujours correctement (IFC est une interprétation d’info texte). Mais c’est possible.

Certains clients demandent dès lors de créer leur(s) propres modèle(s) dans un logiciel bien précis, et ce dès la phase de conception. D’autres clients demandent de créer un plan « as-built » avec un logiciel particulier. Dans la phase initiale, le logiciel de votre choix peut alors être utilisé.

Ceci n’est toutefois le cas que si le client pense encore devoir modifier le modèle après réception des travaux (donc pour gestion ultérieure et extension ou modification).

Dans la plupart des cas, le BIM est utilisé pour la gestion et le facility management, principalement sur base de l’information et donc de la database sous-jacente. D’autres outils permettant de la lire à partir de IFC également sont disponibles.